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Les crues de l’Aulne sont le plus souvent déclenchées par des précipitations importantes apportées par des perturbations océaniques hivernales.

 

Le réseau de petits cours d’eau du bassin de l’Aulne est dense et développé sur des roches peu perméables. Ainsi, l’onde de crue se propage très rapidement et se concentre en descendant les reliefs du Massif Armoricain pour aboutir dans  l’Aulne. Cette rapidité d’apparition des crues et leur intensité sont accentuées si les terrains sont déjà détrempés par de précédentes pluies.

 

  

 

Le suivi des débits

 

Les crues de l’Aulne de janvier 1995 et décembre 2000 ont marqué les esprits par leur intensité et les dégâts provoqués. En début de cette année 2014, les crues successives des deux premiers mois ont rappelé que l’Aulne pouvait déborder régulièrement durant l’hiver (actualités).

Crues historiques

Depuis, 1974, les grandes crues de l'Aulne ont été analysées et étudiées. Le tableau ci-contre recense les débits maximum (Q, m3/S) mesurés au niveau de différents points du bassin versant au plus fort de la crue. La période de retour (T retour / an) y est aussi indiquée : il s’agit de la probabilité de la crue de survenir dans l’année. Par exemple, lorsque l’on parle d’une crue de période de retour de 20 ans, cela veut dire que cette crue, avec ses caractéristiques propres (débit de pointe, volume, temps de propagation), a une chance sur 20 de se reproduire chaque année. Plus la période de retour est importante, plus la crue est rare et intense.


La crue de 2000, avec un débit de pointe de 600 m3/s à Châteaulin, est la plus importante mesurée depuis 1974. Sa période de retour est comprise entre 50 et 100 ans. Cette valeur doit être comparée au débit en période de sécheresse qui est déjà descendu à 0,5 m3/s (du 18 au 21 aout 1996) soit 1000 fois plus faible !

 

Pour en savoir plus sur l'historique des débits de l'Aulne, toutes les données mesurées depuis 1974 sur le bassin versant sont accessibles sur le site de la banque Hydro.

 

Liens vidéo vers les journaux télévisés de l'époque:

Crue de janvier 1995 :

Crue de décembre 2000 :

 

Crues de décembre 2014 et janvier-février 2014 :

 

 

 

Les domages

 

La majorité des enjeux vulnérables aux inondations (habitations, entreprises, infrastructures publiques et réseaux) sont localisés sur la partie aval du bassin versant, sur les rives de l’Aulne canalisée. Les débordements touchent régulièrement de nombreuses communes, dont en particulier Châteauneuf-du-Faou, Pleyben et Gouézec (Pont-Coblant), Châteaulin et Port-Launay.
Lors de la crue de décembre 2000, les hauteurs d'eau ont dépassé de 2,50 m leur niveau normal dans certains secteurs. Les images d'archive disponibles ci-dessus témoignent de l'ampleur des dommages.

 

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